Synopsis : Bamako, Mali, quartier de Baco Djicoroni, novembre 2011 : la vie quotidienne d’habitants confrontés à l’insalubrité et à un accès difficile à l’eau. Trois portraits croisés et sensibles, entre colère, espoir et désespoir.


Pour quoi ce film ?

Ce film est né de l’envie d’une fondation d’entreprise, la Fondation Sadev Mali*, de faire un film sur les questions dont elle s’occupe : l’accès à l’eau et l’assainissement, en l’occurrence à Bamako.
Je n’ai jamais fait de film « institutionnel » de ma vie et je dois même avouer une très sérieuse méfiance pour ne pas dire une certaine hostilité à l’endroit de l’action humanitaire. Mais la « commande » était là diablement tentante : j’avais carte blanche.
La fondation connaissait mon travail et venait me chercher pour continuer de l’exercer comme je l’entendais. Aucun de nous ne voulait d’un film «institutionnel».

Le sujet de l’assainissement est plutôt technique et ce n’est pas ce qui m’intéresse. J’ai décidé de rentrer dans le sujet par l’humain, la vie quoi.
Beaucoup de films ont été faits sur la question de l’eau. Et souvent des films à thèse, dénonçant la rapacité de grandes sociétés privées et les logiques libérales.
La question n’est pas là au Mali. Après avoir été renationalisé, le secteur de l’eau connait toujours beaucoup de problèmes.
La solution je ne la connais pas. J’ai préféré m’en tenir au constat, au vécu des habitants tel qu’il m’est apparu.
J’ai eu envie pour ce film d’être au plus près de la population. Je ne voulais pas de discours. Je ne voulais pas non plus de personnage charismatique, de leader, de responsable quel qu’il soit.
J’ai voulu un film modeste. Ce qui ne veut pas dire simple.

Baco Djicoroni, quartier « périphérique », a vu sa population plus que doubler en dix ans. La ville explose et ne cesse de déborder.
Alors que Bamako connait la sixième croissance urbaine du monde, le Mali est un des pays les plus pauvres de la planète. Impossible dès lors de fournir aux nouveaux habitants le niveau minimum d’équipement qu’ils seraient en droit d’attendre.
Le résultat de cette impuissance est un accès à l’eau cher et donc injuste et un niveau d’insalubrité insupportable. Les eaux usées ne sont pas ou mal évacuées et les ordures même plus ramassées.

Vingt-six minutes pour montrer, alerter, tenter de comprendre et peut être… aider

* Créée en 2009, la Fondation d’entreprise Sadev Mali a été créée à l’initiative de Sadev 94, société d’aménagement urbain et quinze autres entreprises des secteurs de l’immobilier et de la construction. La Fondation intervient en particulier sur ces questions de développement urbain et d’amélioration du cadre de vie à Bamako au travers d’un programme intégrant à la fois la gestion des déchets, l’accès à l’eau potable et la collecte et le traitement des eaux usées et pluviales.
Son action est soutenue en France par l’Agence Française de Développement, l’Agence de l’Eau Seine Normandie et le Syndicat des Eaux d’Île de France.


Ce film a été tourné en novembre-décembre 2011 et monté en début 2012.


Auteur-Réalisateur : Thierry Scharf
Producteur : Bertrand Scalabre
Image : Sylvain Briend
Son : Adama Diarra, Simon Apostolou
Montage : Alexandre Gunther
Producteur délégué : Nuit blanche productions
Financement : Fondation SADEV Mali
Distributeur : Nuit blanche productions

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