« Soleil double » et « soleil noir », 2 films réalisés par Laurent Grasso et tournés en Italie à la fois par des drones et en pellicule 16mm, dans les ruines de Pompeï, dans le quartier EUR de Rome, ainsi qu’au dessus du volcan de Stromboli à l’été 2014 seront diffusés du 6 septembre au 31 octobre 2014, à la Galerie Perrotin, dans le cadre de l’exposition « Soleil double » de Laurent Grasso.

Voir un extrait du film « soleil noir » sur le site de la Galerie Perrontin.

Ainsi qu’une interview de Laurent Grasso

Et le site de l’expo

Bonne visite !!!


Extrait de l’article publié par les galeries pour tous :

Cette exposition ne présente pas exclusivement des vidéos, mais les deux films présentés, Soleil noir et Soleil double, en sont la clé de voûte. Soleil double, présenté au rez-de-chaussé, plonge le spectateur au coeur de l’EUR (quartier de Rome représentatif de l’architecture fasciste). Baigné par ce double soleil, la ville parait au lendemain ou à la veille d’un catastrophe inéluctable, faisant justement écho à Soleil noir, qui survole les ruines de Pompei et Stromboli.

Extrait article publié sur le site osskoor :

L’ensemble se clôt sur une dernière vidéo intitulée, Soleil Noir (2014), composée de plans-séquences de survol de ruines de lieux différents montés bout à bout. Filmé par un drone, offrant donc un type de filmage quasi uniforme, Soleil Noir construit une analogie entre toutes ces ruines — vieux tas de cailloux à moitié détruits —laissant apparaitre les vestiges d’une civilisation anéantie. C’est donc sur un point d’orgue que Soleil Noir achève la généalogie visuelle de l’eschatologie de Laurent Grasso

Extrait article publié par le blog espace holbein :

Dans cette même exposition, nous pouvions suivre le vol aléatoire d’un faucon à l’aide d’une caméra embarquée. Ici, les deux données sont mêlées : Laurent Grasso filme Pompéi -figure exemplaire de la catastrophe- à l’aide d’un drone. L’appareil est conçu initialement à des fins militaires (regard intrusif,  deshumanisé, volonté de maîtrise de captation des images, d’attaquant ou de défenseur) et les ruines sont filmées selon ce point de vue en hauteur, de façon poétique et de manière nettement moins aléatoire que le vol du faucon. Cave canem… Le drone suit les traces du chien errant, chien blanc de la nuit qui trace d’un pas vif et inquiet les ruelles désertiques d’un Pompéi vidé de toute présence humaine. Inquiétante étrangeté, là aussi. Le film alternera des plans -toujours filmés à partir du drone- du Stromboli ainsi que d’autres -en caméra fixe- d’ agrandissements de figures animales peintes sur les fresques du site. La surface de projection a cette fois la taille d’un mur et une nappe musicale, en boucle, est posée sur le film et traverse l’ensemble de l’exposition.